Acoustique des bureauxComment augmenter le confort sonore dans les bureaux

L’open space, c’est chouette. À un bémol près : l’élévation du niveau sonore ambiant génère inconfort, stress et fatigue. Pas question de faire la sourde-oreille sur un sujet essentiel de bien-être au travail.

La norme du bruit
La norme NF X 35-102 fixe le niveau acoustique des bureaux entre 35 et 55 dB(A)¹ et si la communication verbale est l’activité principale, il ne doit pas dépasser 50 dB(A). Quant au bruit de l’imprimante ou du photocopieur, mesuré à 1 m, il doit être inférieur à 40 dB(A). Depuis 2006, une autre norme  (NF S31-081) est la référence du confort acoustique au travail, passant au crible tous les espaces: bureaux individuel et collectif ; pièce ouverte ; salles de réunion, de formation, de détente ; restaurant et zones de circulation.

L’enfer, c’est les autres
Odile Duchenne, directrice générale d’Actineo, observatoire de la qualité de vie au bureau, cite le baromètre Actineo/CSA réalisé en septembre 2015 auprès de 1200 salariés : l’absence de bruit est le 3ème critère constitutif de la qualité de vie au bureau. Quant aux gênes subies, les nuisances sonores dues aux personnes arrivent en tête, avant celles des appareils. Or des scientifiques ont mesuré que l’inconfort du bruit varie selon les dispositions ressenties envers l’émetteur. En clair : le bruit des gens qui nous sont sympathiques est moins dérangeant que celui de collègues antipathiques.

Concrètement : comment baisser le son ?


Un sonomètre n’est donc pas le seul préalable pour agir ; des règles de savoir-vivre ensemble en bonne acoustique seront nécessaires. Ensuite, le champ des possibles est infini : industriels et designers ont développé des  produits d’absorption et d’isolation ultra performants, habillant l’espace du sol au plafond, avec esthétisme.  Dans le cas d’une construction, les cahiers de charges intègreront le confort acoustique au stade même de la conception du site (article R. 235-2-11 du code du travail/ obligations des maîtres d’ouvrage). Pour les locaux existants, l’opération sera plus délicate. À minima, on choisira des aménagements futés, faciles à installer et modulables : des parois qui piègent le son entre deux bureaux, à l’arrière d’une imprimante, suspendues au-dessus d’une table de réunion ;  des rideaux qui réduisent la réflexion sonore², etc.
©MANADE - Collection ADDENDA

L’avenir : c’est la bulle !
Enfin, dans les bureaux, les open space en particulier, « on voit surgir des bulles, constate Christian Hugonnet, ingénieur acousticien, initiateur de la Semaine du son. Au look ludique ou très classique, des espaces de dimension variable permettent de s’isoler complètement pour trouver un silence absolu ou au contraire monter le son sans réserve pour une réunion ou une discussion animée, un appel téléphonique ou une conversation privée. »

© FANTONI - ACOUSTIC ROOM

Avant toute démarche,  on ne saura trop conseiller d’écouter des pros du sujet : ergonomes du travail et acousticiens en tout premier lieu.


¹ - Une valeur exprimée en dB (A) indique une évaluation en décibels (dB) pondérée (A) par la sensibilité moyenne de l’oreille (selon la  norme CEI 61672-1) 
² - Attention toutefois au dosage entre isolation et absorption : un environnement trop feutré peut nuire à une certaine dynamique de travail.
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